Cette semaine, on vous en dit plus sur la meilleure façon de tourner un "name and shame" - dangereux pour la réputation des marques - à son avantage  avec une leçon de MEL (Michel-Edouard Leclerc).

On vous livre une synthèse des enseignements de notre WATinar pour convertir votre raison d'être en façon d'agir. Et surtout l'adapter pour communiquer en période de crise, en décortiquant les bonnes pratiques de la Maif et de Monoprix.
 
Enfin, on plonge dans la stratégie de contenus des médias sportifs qui sont parvenus à se réinventer face à l'absence de compétitions et d'événements. De quoi puiser de l'inspiration et réfléchir à de nouveaux canaux pour prendre la parole. Cela nous a passionnés !
 
Bref, comme chaque semaine, en 5 minutes, pas plus, découvrez le meilleur (cette semaine c'est vraiment le meilleur) du web et de la com pour prendre l'air et continuer à avancer, découvrir, réfléchir et progresser.

Bonne lecture !
 
 
Les marques doivent se rendre utiles et s'incarner concrètement dans le quotidien de leurs consommateurs, collaborateurs, candidats.... Ce postulat n'est pas nouveau. Cependant, il vient d'être considérablement accéléré par la crise sanitaire du Covid-19.
 
L'équipe du Planning Stratégique de WAT a décortiqué dans un format webinar les principales études conduites durant cette période. Elles nous éclairent sur ces attentes fondamentales.

Besoin d'être inspirés sur des façons d'agir pour votre marque ? Envie de rendre vos prises de parole légitimes et concrètes pour vos publics ? Nous avons suivi les exemples de la Maif et de Monoprix, particulièrement actifs pendant cette période.

Toutes leurs bonnes pratiques décryptées dans le replay
ici !
 
 
Il est coutumier du fait. Michel-Edouard Leclerc, le patron aux 11 000 followers sur Twitter (et 150 articles publiés en 2 ans sur son blog « De Quoi Je Me Mel ») a réagi il y a quelques jours à une attaque de Brune Poirson.
 
La secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire a qualifié d’hérésie l’emballage plastique d’œufs durs d’un magasin de l’enseigne Leclerc de Concarneau auprès de ses 90 000 abonnés Twitter. La réponse de l’intéressé ne s’est pas fait attendre : dénonçant le bashing de la femme politique, il a généré 12 834 réactions et 719 commentaires sur LinkedIn mais aussi 201 j’aime, 70 partages et 34 commentaires supplémentaires sur Twitter. 
 
 
Mais MEL (si vous nous permettez la familiarité) n'en est pas à son premier coup d'essai. Souvenez-vous, il était déjà monté au créneau pour défendre son enseigne et l’ensemble du secteur le 2 mai dernier face à la polémique des stocks de masques prétendument cachés par la grande distribution. Sur Facebook, sa vidéo aux 10 000 commentaires, 22 000 likes et 25 000 partages avait coupé court à la polémique.
 
Sur le fond de l’affaire des œufs, nous vous laissons trancher. Mais sur la forme, MEL dénonce la stratégie du « Name and shame » de Brune Poirson ; cette pratique anglo-saxonne qui consiste à exposer au grand public les mauvais agissements des marques.

Selon Novethic, elle est apparue en France avec l’avènement du gouvernement Macron : en 2015, 5 entreprises avaient ainsi été « citées sur le mur de la honte » pour ne pas avoir payé leurs fournisseurs dans les délais. Depuis, plusieurs membres du gouvernement ont évoqué le « name and shame » comme outil de mise en œuvre de la responsabilité sociétale des entreprises.

 
Pour que cette pratique agisse comme une « incitation au changement », il faut cependant qu’elle trouve une contrepartie. En la matière MEL appelle d'ailleurs de ses vœux un « name and fame ». Au risque sinon de tomber dans la mise à mort pure et simple, de sombrer dans cette «cancel culture» que décrit la philosophe Marylin Maeso : « nier l’imperfection constitutive de tout être humain – et de toute entreprise – c’est aussi une manière de refuser toute possibilité de prise de conscience, de correction et de pardon. »
 
In fine toute cette polémique vient nourrir un peu plus notre conviction : dans un contexte de vulnérabilité accrue des marques, à nous communicants de créer les conditions d’un véritable débat contradictoire. Et gardons à l'esprit qu'il ne faut pas craindre d'assumer ses erreurs et de s’ouvrir aux échanges pour échapper à la stigmatisation des faux-pas...
 
 
Le monde du sport a été l’un des secteurs les plus visiblement impactés par cette pandémie. Des stades d'abord vidés de leur public. Puis, un à un, les plus grands rendez-vous sportifs se sont vus au mieux décalés – à l’image des JO de Tokyo 2020, qui auront lieu en 2021, sans changer de nom –, au pire annulés.

Même si le déconfinement se précise à l’échelle mondiale et que le sport reprend peu à peu ses droits, cette crise aura marqué l'un des acteurs majeurs de cette industrie : les médias spécialisés.

 
Le nerf de la guerre pour les médias sportifs, c'est le contenu. Pas de compétitions à commenter rime avec page blanche ou écran noir assuré. Et une fois encore, ce sont les acteurs les plus inventifs qui ont pu tirer leur épingle du jeu.

On en veut pour preuve SoFoot qui, à défaut de noter des stars du ballon rond à la fin des matchs, s'est lancé dans le commentaire en live de Koh Lanta et Top Chef. Ce trublion de la presse footballistique a pu se permettre ce grand écart, car déjà positionné lifestyle et décalé dans sa ligne éditoriale.

Les autres titres plus conventionnels ont dû eux se creuser davantage les méninges et chercher à se diversifier. L’Equipe a notamment fait le pari de TikTok, l’appli star des ados. Normalement cantonnée aux médias de pur divertissement (Konbini, Gala, AlloCiné…), le quotidien sportif a accéléré son lancement sur la plateforme chinoise, afin de palier une baisse d’audience et ainsi draguer la jeune génération grâce à de nouveaux formats.

 
Fort heureusement, toutes les compétitions n’étaient pas à l’arrêt durant le confinement. Et s’il y a un sport qui a réussi à sauver la mise pour les médias, c’est bel et bien l’e-sport. Qu’il soit compétitif ou amateur, le sport électronique a su combler les trous dans les grilles de programme. On a ainsi pu voir des stars de la NBA, de la Formule 1 ou même de la voile s’affronter en virtuel sur des simulations de leurs sports de prédilection.
 
Qui dit e-sport, dit Twitch, et certains sportifs n’ont pas attendu l’aval des médias traditionnels pour prendre les devants. A l’image de Gaël Monfils, qui a rapidement investi la plateforme en proposant du contenu éditorialisé.

En effet, entre parties de jeux vidéo, conférences de presse et émissions avec des athlètes, Monfils a su se réapproprier tous les codes de la plateforme et créer une programmation comparable à un véritable média. Avec cette stratégie, il a, qui plus est, rajeuni l'image du tennis et l'âge moyen de ses fans.
 
A l’heure où les épreuves sportives doivent se réinventer pour rester attractives, sans public ni ambiance, assiste-t-on déjà à un renouveau des médias sportifs ?

Dans tous les cas, suite à cette crise, le sport et ses médias vont devoir de plus en plus s’inscrire dans l’économie de l’attention, pour retrouver leurs scores d’antan.
 
 
Très bonne fin de semaine et à vendredi prochain !
 
 
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